A voir, à lire et à écouter
Cinéma: Un singe en hiver avec Jean Gabin et les dialogues brillants d'Audiard
Littérature: La conjuration des imbéciles de John Kennedy Toole
Musique: Noah's Ark de CocoRosie
Le roi des parvenus
Le socialiste carolo Jean-Claude Van Cauwenberghe est l’incarnation même du chef de file de ce que Elio Di Rupo, président du PS, a appelé « une petite poignée de parvenus ».
On ne compte plus les affaires dans lesquelles il est mouillé. La dernière en date est celle d’Immo Congo, affaire dans laquelle Van Cau a faussé l’attribution de marché pour qu’y participe la société immobilière de son ami Daniel Lebrun, réviseur d’entreprise (on a fait mieux dans le genre pour un socialiste).
Même pour celui qui, après sa démission de son poste de ministre-président, avait réaffirmé son emprise sur Charleroi, ça commence à faire beaucoup! Tombera, tombera pas ? Ce qui est sûr c’est que c’est un dur à cuire. Même Di Rupo, qui bénéficie pourtant d’une grande force de persuasion, s’y est cassé les dents. C’est que le bougre a un fort soutien populaire, conséquence directe du « système carolo », clientéliste à souhait.
Lui, bien sûr, n’a rien a voir avec ce système dont il ne connaît rien. Il demandera, larmes aux yeux, les démissions de Despiegeleer, Van Bergen et Liesse en septembre 2005, début des « affaires » carolos et des forts soupçons pesant sur Van Cau. Plus récemment, quand Jacques Van Gompel, bourgmestre de Charleroi, finit en prison, il se fâche sur la Justice et prend la défense de son ami. Moments pathétiques. Il ne savait pas, il ne savait rien…Il ne comprend pas les « erreurs » (sic) de ses amis.
Apres la tourmente, c’est lui qui reste le boss a Charleroi et il le fera comprendre aux femmes journalistes qui osent enquêter sur les affaires en les traitant de « pétasses » ou en raillant publiquement la « psychorigidité » de la juge d’instruction France Baeckelandt. On voit le niveau !
Machiste, arrogant et de mauvaise foi, le socialiste n’en demeure pas moins lucide. Si quelqu’un peut le faire tomber c’est bien la Justice aidée par les médias qui, jour après jour, révèlent les scandales au pays de Charleroi. Il prend donc le risque de se retirer de la scène politique comme pas mal de ses copains carolos, dans une voiture de police direction Jamioulx.
Christophe Devriendt
Laissons-les dans la merde !
C’est ce qu’ont l’air de penser les opposants à la proposition de réforme de loi de la député et sénatrice du MR, Christine Defraigne. Et un comble, les socialistes au premier rang.
Le but était de s’assurer que les mendiants, vagabonds et drogués présents sur la voie publique soient conduits au CPAS dans le cas où ils ne seraient pas déjà « en relation » avec lui. Pour la région wallonne, il est prévu que ces mêmes personnes bénéficient de l’ « aide urgente ». L’autre objectif, avoué et assumé, était « de mettre fin à un sentiment d’insécurité ». Mais voilà, ça passe mal auprès du PS et d’une certaine Ingrid Colicis parce que ce serait une mesure « sécuritaire » et qu’il vaut mieux préconiser l’aide structurelle.
Premièrement, je dirai aux socialistes que dans les prérogatives régaliennes de l’Etat y figure en bonne place celle d’assurer la sécurité des personnes. Alors est-ce que les personnes visées peuvent constituer une menace pour la sécurité, on peut en débattre mais pas le fait de vouloir assurer la sécurité de nos concitoyens.
Deuxièmement, c’est très bien de parler d’aide structurelle mais les structures sont déjà là justement ! Mais certains ne veulent pas ou croient ne pas vouloir les employer. Alors que fait-on ? On crée une énième structure d’incitation à l’utilisation des structures existantes mais qui respecte le dialogue et la liberté individuelle où on force un peu la main des gens qui ne sont justement pas très libres de leurs choix ? Car j’ose imaginer que le PS se rend compte qu’un vagabond ou mendiant connaît un processus de désocialisation qui le prive d’un jugement totalement libre. D’autant plus accentué, s’il est drogué !
Que le MR prône un interventionnisme étatique social fort alors que le PS nous parle de pseudo liberté individuelle, c’est le bouquet ! Dans une société hyper individualiste et égoïste, cette proposition va à contre-courant et propose d’aider des gens…de ne pas les laisser dans la merde !
Christophe Devriendt
Source: http://www.lalibre.be/article.phtml?id=10&subid=90&art_id=326360
Caglar Cakiralp
Entrevue avec le premier secrétaire de la délégation permanente de la Turquie auprès de l’Union Européenne. La Turquie veut intégrer l’Union Européenne mais à n’importe quel prix ?
C.D. : Première question, que pensez-vous de l’ultimatum de la présidence finlandaise sur la question chypriote?
Mr. Caglar Cakiralp : Ce n’est pas un ultimatum. Entre nous et l’Union Européenne, il y a une relation basée sur l’égalité. L’UE n’a pas à poser d’ultimatum.
C.D. : Mais il s’agit bien d’un ultimatum, qui laisse à la Turquie jusqu’au 6 décembre pour agir.
C.C. : Ca partait sans doute d’une bonne intention mais c’est une question très ancienne, qui doit être réglée sous les auspices de l’O.N.U.
C.D. : Comment la Turquie va-t-elle réagir à cette déclaration de la présidence finlandaise ?
C.C. : Elle ne la rejette pas. Il faut arriver à une solution durable et équitable. C’est un pas positif vers la solution finale.
C.D. : Quel serait l’intérêt de l’adhésion de la Turquie pour l’UE ?
C.C. : L’UE est un géant économique mais pas politique ni militaire. La Turquie apporterait un marché supplémentaire de 70 millions d’habitants et un allié dans la lutte pour l’énergie. Militairement c’est la deuxième puissance de l’OTAN et elle permettrait de montrer que l’UE n’est pas un club chrétien. Ce serait un pont entre la civilisation occidentale et musulmane, l’occasion de montrer qu’il n’y a pas de clash des civilisations.
C.D. : En voyant l’attitude de la Turquie dans le processus de négociation, on a l’impression que le rapport de force est égal entre les deux parties. La Turquie est pourtant en position de demande. Dés lors, comment expliquez-vous cette attitude ?
« Alors, on ne va pas adhérer. C’est pas la fin du monde ! »
C.C. : En effet, la Turquie est demandeuse et le rapport d’égalité n’est pas total. La Turquie veut rentrer dans un jeu et accepte les règles du jeu. Elle accepte l’acquis communautaire et l’harmonisation juridique demandées comme pré requis à une adhésion. Mais elle doit être traitée comme les autres pays. L’UE ne doit pas changer les règles du jeu au milieu du jeu. Elle doit être honnête, juste et ouverte.
C.D. : La Turquie est considéré comme un pays où le sentiment nationaliste est très fort. Pensez-vous que ce nationalisme puisse être intégré dans l’UE ?
C.C. : Premièrement, le nationalisme en Europe est souvent assimilable à du racisme. En Turquie, ce n’est pas le cas. C’est un nationalisme différent, pacifique. On aime notre pays mais on ne rejette pas l’autre. Deuxièmement, la Turquie n’a aucun problème pour partager une partie de sa souveraineté avec l’UE parce que les deux parties sont gagnantes. Notre sentiment nationaliste est donc tout à fait intégrable dans l’UE.
I. : Envisagez-vous que pour des sujets comme la demande de reconnaissance du génocide arménien, la Turquie ne puisse adhérer à l’UE ?
C.C. : La Turquie ne va pas tout accepter. S’il y a un réel blocage à ce niveau-là, alors, on ne va pas adhérer. C’est pas la fin du monde !
Christophe Devriendt
Le rejet de la Constitution, résultat du double langage européen
Le rapport d’Andrew Duff sur le plan B du Traité Constitutionnel Européen est éclairant à plus d’un titre. S’il propose un réel plan B, il met aussi en lumière le double langage employé par les décideurs politiques européens, qui trahit l’absence de réel esprit européen.
Avec l’échec des référendums en France (29 mai 2005) et aux Pays-Bas (1er juin 2005), le projet d’une Constitution pour l’Europe semble avoir été mis au frigo. C’est la fameuse période de réflexion. Qui n’a débouché sur rien puisque la date butoir du 1er novembre 2006 n’a donné lieu à aucune communication spécifique sur le sujet. Angela Merkel a promis de reprendre le dossier en main lors de la présidence allemande, en 2007. Mais pour l’instant, personne n’agit, personne ne s’exprime. Sauf un certain Andrew Duff, porte-parole du groupe ALDE (Alliance des Libéraux et des Démocrates pour l’Europe), qui dans son « Plan B : comment sauver la Constitution européenne » nous décrit la situation actuelle et la renégociation souhaitable. On pourrait passer sur la première partie assez vite mais elle met en lumière une cause essentielle du rejet de la Constitution : le double langage des élites européennes.
Les parlementaires, les ministres du Conseil et les chefs d’état ou de gouvernement semblent être atteints de schizophrénie. Ils tiennent un certain discours à leurs compatriotes et un tout autre quand ils prennent des décisions au niveau européen. Le schéma est classique, on promet à ses compatriotes de « défendre au mieux les intérêts nationaux » puis, retour à la réalité, dans les institutions européennes les autres décideurs ont promis la même chose à leurs concitoyens. Vient alors la négociation entre chefs d’état et de gouvernement ou entre ministres durant laquelle chacun essaie de défendre ses intérêts nationaux au maximum mais il est souvent nécessaire de faire des concessions. Cette négociation ressemble plus à une négociation de marchands de tapis qu’à la concrétisation du grand projet européen.
Parce que s’il y a le club des Radins, il y a aussi le club des Assistés. Un bel exemple est celui de l’Espagne (plus haut taux de croissance de l’UE) qui a connu un énorme développement économique grâce aux aides de l’Union Européenne mais qui n’est pas prête à ce qu’on les lui retire. Même pas à l’occasion de l’entrée de dix pays, souvent plus pauvres que n’était l’Espagne et à des années-lumière de sa situation actuelle. Monsieur Zapatero est très favorable à la solidarité, mais à sens unique.
Evidemment, cette double façon d’agir implique un double langage européen comme on l’a vu. Il est donc édifiant mais pas très surprenant de voir le constat que dresse Andrew Duff : « Les responsables politiques [du Conseil européen] ont refusé d’organiser une campagne européenne commune en faveur de la constitution qu’ils avaient conjointement et solennellement signée. » (p.14). S’ils avaient accepté, ils auraient mis en péril leurs discours nationaux respectifs. C’est donc un choix très cohérent dans leur mauvaise foi. Non seulement ce double langage est a l’origine des échecs référendaires mais il est employé pour l’explication de ces mêmes échecs.
En effet, il est de bon ton d’attribuer l’échec du referendum français au fait que le peuple français a voté pour des problèmes de politique intérieure. L’argument massue lâché, l’interlocuteur ne peut qu’acquiescer et se désoler du manque d’intelligence politique. Mais là où le bât blesse c’est quand on sait que la politique intérieure d’un pays de l’Union Européenne dépend quasi totalement de cette même Union Européenne (70% des lois nationales sont des lois issues du droit communautaire), il est donc tout à fait logique et pertinent de faire le lien entre la situation nationale et la question d’une Constitution européenne.
Les hommes politiques ne peuvent pas accuser l’Union Européenne d’être a l’origine des fermetures d’usine, du chômage,… dans un pays et, en même temps, s’étonner que les gens rejettent une Constitution pour l’Union Européenne. L’Union Européenne pourrait agir clairement contre le chômage si les politiques permettaient une réelle Union Européenne et non l’addition de pays, cherchant chacun son profit national. Comme Duff le déplore : « […] l’UE est critiquée pour n’avoir créé d’avantages d’emplois par les forces politiques qui sont les mêmes a protéger jalousement leurs politiques de l’emploi. ».
Il n’y a pas d’esprit européen parmi les peuples des différents pays qui composent l’Union Européenne. C’est vrai, mais ce manque d’esprit européen est la conséquence directe et quasi-exclusive d’un manque total d’esprit européen des élites politiques ! Il y a bien sûr des exceptions, des pays plus fédéralistes et des hommes et femmes politiques profondément européens mais dans l’ensemble, la participation à l’Union Européenne est perçue comme la possibilité de tirer un profit national. N’est pas Monet ou Spinelli qui veut !
Si nous voulons réussir l’Europe, il faut, avant toute chose, voir l’Europe comme une entité à part entière et non la simple addition d’intérêts nationaux. C’est la seule voie possible pour que les peuples d’Europe puissent se sentir réellement européens et agir comme tels !
Christophe Devriendt
En réalité de nature très peu encline au narcissisme, je dois quand même m’y résoudre pour que mes chers lecteurs puissent connaître un peu mieux l’auteur de ces lignes.
Je me considère volontiers comme quelqu’un d’assez intéressant. Je crois d’ailleurs que mes capacités m’aideront à percer dans le journalisme et que dans moins de 5 ans, je serai un grand reporter mondialement connu et détenteur de nombreux prix. C’est grâce à mon intelligence couplée à mon intuition que j’atteindrai ce but. Mon goût du travail ainsi que mon professionnalisme sont les bases solides sur lesquelles je me suis toujours appuyées. Je me consacrerai à la presse écrite puisqu’un jugement sans appel m’a interdit d’antenne ! De toute façon, ce fut toujours ma vocation. Le vrai journalisme, c’est l’écrit ! La radio et la TV ne sont que des ersatz médiocres, fruits de la dictature de la majorité (oserais-je dire de la médiocrité ?) dans laquelle nous vivons.
Ma plume sera mon arme pour pourfendre les politiques corrompus, les idées perverses et les idéologies meurtrières. On fera de moi le Chevalier Blanc, traquant l’injustice sous toutes ses formes. J’aurai l’immense satisfaction d’avoir contribué à l’Histoire de l’Humanité…
Vous y avez cru ? Ou alors je suis juste un étudiant en journalisme qui essaiera de survivre en faisant le métier qu’il aime. Pas meilleur et pas pire que beaucoup d’entre vous, juste sans doute un besoin viscéral de s’exprimer et d’informer.
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