A voir, à lire et à écouter
Cinéma: Un singe en hiver avec Jean Gabin et les dialogues brillants d'Audiard
Littérature: La conjuration des imbéciles de John Kennedy Toole
Musique: Noah's Ark de CocoRosie
La candidat présidentiel malheureux aurait été bien inspiré de s'intéresser un peu plus à la vie politique belge. Il aurait ainsi appris qu'un certain Daniel Ducarme avait proposé de rebaptiser le PRL-FDF-MCC en Parti Démocrate, sans penser aux initiales. On lui avait fait comprendre que son idée n'était guère brillante.
Bayrou n'y a pas pensé non plus mais l'a annoncé, sur un ton triomphal, le 25 avril dernier. Gageons qu'il changera de nom, sur les avis de ses conseillers. Car ce nom est criticable à plus d'un titre. Un Parti Démocrate donc, mais les autres partis ne le seraient-ils donc pas ? Et de toute façon, en quoi ça définirait un parti ?
On peut discuter de la supposée mort des idéologies ou du clivage gauche-droite mais n'y a-t-il vraiment pas une meilleure manière de définir un parti politique que de dire qu'il est "démocrate" ?
Christophe Devriendt
La destitution du président roumain, Traian Basescu par le Parlement national a provoqué des remous jusqu'à la Commission européenne. Et pour cause, c’est fin juin que les experts présenteront le rapport d’évaluation sur l’état d’avancement des reformes en cours. Ils seront envoyés la semaine prochaine.
L'assemblée a voté, jeudi 19 avril, la destitution du chef de l’Etat par 322 voix contre 108 et 10 abstentions. Basescu est accusé par des parlementaires de nombreuses violations de la Constitution. Dans son avis consultatif, la Cour constitutionnelle avait jugé que ces violations n’étaient pas susceptibles « d’entraîner sa suspension ». Les parlementaires en ont décidé autrement.
Le président avait déclaré qu’il démissionnerait en cas de destitution. Il a changé d’avis vendredi et un référendum devra être organisé dans les 30 jours. La destitution sera effective si elle est approuvée par plus de 50% des Roumains. Rien n’est moins sûr, car le chef de l’Etat bénéficie d’une forte popularité, due notamment a l’entrée de la Roumanie dans l’Union Européenne. A Bucarest, des centaines de manifestants se sont réunis quelques heures seulement après l’annonce de la suspension, protestant contre la décision parlementaire.
Cette destitution, qui entrera en vigueur lundi prochain, est l’épilogue d’une crise politique longue de plusieurs mois. Présenté comme le champion de la lutte anti-corruption, le chef de l’Etat est en guerre avec son Premier ministre depuis janvier. Ils s’accusent mutuellement d’être soutenus par des groupes d’intérêts, sur fond de corruption. Une atmosphère qui ne plait guère à l’UE qui avait décidé d’être plus souple sur ses pré requis en matière juridique en mai dernier, à condition que le nouveau pays membre obtienne des résultats pour l’année 2007. La réforme judiciaire est l’une des priorités pour que la Roumanie puisse percevoir la totalité de l'aide économique européenne.
Christophe Devriendt
Sources : Libération, 20/04/2007; RFI (web), 20/04/2007
Suivi par beaucoup d’Européens, les élections présidentielles battent leur plein. Dimanche sonnera l’heure de vérité.
En attendant, ces dernières semaines, on a pas pu y échapper. Le citoyen est bombardé de sondages sur les présidentielles françaises. Tous les jours, de nouveaux pourcentages sont avancés, faussement précis, contradictoires. La leçon de 2002 ne semble pas avoir altéré la confiance des Français, ou tout du moins des médias et des partis, dans les pourcentages.
Pour les présidentiables, le sondage n’est bon que quand il est bon. En novembre, bas dans les sondages, Francois Bayrou rétorquait, au journaliste qui le lui faisait remarquer : "Mais si nous avions écouté les sondages Monsieur Demorand, vous disait-il, Balladur aurait été élu en 95 et Jospin en 2002". La situation a bien changé et le centriste, dopé dans les sondages ne manque pas de faire remarquer et se voit bien au second tour de l’ élection présidentielle.
Des sondages qui ont une marge d’erreur connue (et calculée, c’est ça la statistique !) mais qui n’empêchent pas moins les médias de consacrer des pages entières à une remontée d’1 %… Il suffit d’aller sur les sites internet des grands quotidiens nationaux pour s’en rendre compte. La Une du Monde de ce vendredi 20 avril est consacré aux sondages. Etonnant !
Des sondages fort relativisés par un autre sondage, décidément !, qui évalue à 42% de Français le nombre d’indécis. Cette propension à la consommation des sondages est assez inexplicable. A quand un sondage qui dirait : « 60% des Français croient que les sondages ne valent rien » ?
Christophe Devriendt
Sources : France-Inter 22/02/2007, Le Parisien 07/04/2007
Le parquet de Bruxelles a demandé aux enquêteurs du Federal Computer Crime Unit d'aller patrouiller au sein de Second Life.
Dans le monde virtuel de ce jeu video, un personnage s'est récemment fait violer. Suite à ce viol virtuel, la police judiciaire de Bruxelles a ouvert un dossier. "Le but est de vérifier si des infractions ont été commises", indique-t-on auprès de la police fédérale. La parquet a également été alerté.
Source: Belga
La ministre wallonne de la Formation, Marie Arena, a pris la défense d'une initiative menée par la Maison de l'Emploi de Philippeville qui recourt aux services d'un clown pour aider certains chômeurs. Elle a également dénoncé l'attitude du MR qui, selon elle, caricature l'action menée par le Forem. En Commission du parlement wallon, le chef de groupe MR s'est insurgé contre l'image que l'on donnait ainsi de la lutte contre le chômage en Wallonie. "C'est une réponse quasi surréaliste. Aujourd'hui, le Forem ne sait-il rien faire d'autre que mettre un clown au milieu des chômeurs pendant quelques jours? L'image que l'on véhicule de la sorte est-elle celle que l'on est en droit d'attendre?" , s'est-il demandé.
source: Le Soir
On savait que la lutte contre le chomage en Wallonie était une clownerie. On en a maintenant la confirmation!
Commentaires